
Les lésions du ménisque, en clair
05/09/2026

Actualités
05/09/2026
Comment s'y retrouver entre infiltration, viscosupplementation et PRP?
Cortisone : à utiliser quand l'articulation est en feu (gonflée, chaude, très douloureuse). Effet rapide, quelques jours, mais c'est un geste ponctuel. On ne le répète pas indéfiniment, sous peine d'abîmer ce qu'on cherche à protéger.
Acide hyaluronique (viscosupplémentation) : à utiliser sur une arthrose qui s'installe, quand l'articulation « grince » plus qu'elle ne s'enflamme. On relubrifie le mécanisme. L'effet met plus de temps à s'installer mais tient plus longtemps.
PRP : on prélève votre sang, on en concentre les plaquettes, on les réinjecte dans l'articulation. Contrairement à une idée reçue, le PRP ne répare pas le cartilage : c'est avant tout un anti-inflammatoire biologique, qui calme l'environnement inflammatoire de l'articulation et soulage la douleur. Intéressant sur une arthrose débutante, en complément des autres mesures.
Aucune de ces trois injections ne fait à elle seule le travail. Elles accompagnent, elles ne remplacent pas : perdre quelques kilos allège directement la charge sur le genou à chaque pas, le renforcement musculaire en kiné fait le travail d'amortisseur que le cartilage ne peut plus faire seul, une activité sans choc (vélo, natation) préserve ce qu'il reste de cartilage, et la glace calme une poussée aiguë.
Bien utilisées, ces trois options permettent souvent de repousser une prothèse de plusieurs années sur une arthrose débutante à modérée. Sur une arthrose très évoluée, elles soulagent un temps mais la chirurgie reste la seule solution durable.
Chaque genou est différent : n'hesitez pas à venir en discuter en consultation.
