
Prothèse totale de hanche
Prothèse totale de hanche (PTH)
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Indication de l’intervention
La pose d'une prothèse totale de hanche est le plus souvent liée à la coxarthrose, l'usure progressive du cartilage de la hanche. D'autres pathologies peuvent également y conduire : ostéonécrose de la tête fémorale, dysplasie de hanche, séquelles de fracture, ou coxite inflammatoire (polyarthrite par exemple).
La décision d'opérer repose avant tout sur des critères cliniques :
La douleur — localisée au pli de l'aine ou sur le côté de la hanche, mais parfois ressentie à la cuisse ou au genou, voire au niveau des lombaires
La perte de mobilité — raideur progressive de la hanche, associée à une fonte musculaire et une réduction du périmètre de marche
La boiterie
La gêne en flexion de la hanche — difficulté pour mettre ses chaussures, monter et descendre de voiture, se lever du canapé
Modalités
Le chirurgien réalise, au cours d'une consultation, un examen clinique complet et prescrit un bilan radiographique. À l'issue de ces examens, l'indication chirurgicale est discutée avec le patient, et les modalités ainsi que les complications possibles sont expliquées précisément.
Une planification préopératoire permet de choisir, à partir des clichés radiologiques, le type d'implant, la voie d'abord et son positionnement optimal. Dans les cas exceptionnels de dysplasie majeure, des implants sur mesure peuvent être mis en place.
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale et dure en moyenne 1h30. Selon le bilan préopératoire et la demande fonctionnelle du patient, elle est réalisée par voie antérieure mini-invasive ou par voie postéro-latérale. L'entrée dans le service de chirurgie se fait le jour de l'intervention. La sortie a lieu le jour même en cas de prise en charge ambulatoire, ou le lendemain après une nuit d'hospitalisation.
L'intervention comprend deux étapes principales : la préparation cotyloïdienne, qui consiste à fraiser progressivement la cavité osseuse recevant la cupule, puis la préparation fémorale, avec la mise en place d'une tige fémorale (cimentée ou non selon le capital osseux) recevant une tête qui s'articule dans la cupule. Les couples de frottement utilisés sont en céramique ou en polyéthylène, garantissant sécurité et longévité de l'implant.
Suites
Après l'intervention, le patient est levé avec l'aide d'un kinésithérapeute, et la reprise de la marche se fait avec 2 cannes au début.
À la sortie, la rééducation se poursuit en ville avec un kinésithérapeute, pour le travail de la marche et le renforcement musculaire. 2 à 3 mois de kinésithérapie sont recommandés pour un résultat optimal.
La reprise de la conduite automobile se fait en moyenne à 3 semaines. Le travail et le sport peuvent être repris au bout de 6 semaines ou 3 mois, selon le type de travail et le type de sport. Posez la question à votre chirurgien lors de la consultation.
Suivi
Un bilan de contrôle radio-clinique est réalisé à 4 semaines, 3 mois puis 1 an, afin de suivre les progrès de la rééducation et la bonne évolution de la prothèse dans le temps.
Complications
Bien que rares, les complications possibles seront toujours évoquées lors de la consultation préopératoire :
Les complications liées à l'anesthésie
L'hématome — complication fréquente et bénigne, qui disparaît spontanément en quelques semaines
La désunion cicatricielle — complication rare, nécessitant une prise en charge chirurgicale sans délai ; une surveillance attentive est assurée avec l'aide des infirmiers à domicile
Les complications thromboemboliques — phlébite et embolie pulmonaire prévenues systématiquement par un traitement anticoagulant préventif post opératoire
La luxation de la prothèse 0,5 à 2% selon la voie d'abord — le plus souvent réduite par simple manipulation sous sédation, sans nouvelle intervention chirurgicale
La fracture < 1% — le plus souvent sur le versant fémoral
Les complications nerveuses 3% — dysesthésie ou hypoesthésie autour de la cicatrice, souvent résolutif dans les 6 mois
L'inégalité de longueur des membres inférieurs — le plus souvent infracentimétrique, bien compensée par une semelle dans la chaussure
L'infection de la prothèse 1% — pouvant survenir précocement après l'intervention ou plus tardivement, par contamination à distance (dentaire, digestive, urinaire, pulmonaire) ; elle nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, associant lavage chirurgical et antibiothérapie prolongée
En bref
Hospitalisation1 nuit ou ambulatoire
AnesthésieGénérale
Temps opératoire1h30
Durée rééducation2 à 3 mois, en ville
Arrêt de travail6 à 12 semaines selon le travail
Reprise conduite automobile3 semaines
Reprise du sport6 à 12 semaines selon le type de sport
FAQ
Fiche(s) technique(s)
Fiche technique 1

